En France, qu’il s’agisse de radars fixes ou de radars mobiles, ces instruments de mesure sont censés être installés, de manière à protéger des zones sensibles, et non pour des raisons budgétaires.
L’on a donc prévu, afin de sécuriser ces endroits, d’avertir l’automobiliste de ce caractère dangereux, à l’aide panneaux qui signalent, en outre, la présence d’un radar. La zone est ainsi sécurisée.
En supprimant l’avertissement, l’on supprime aussi la protection particulière que recevait le lieu, qui de ce fait se banalise, se standardise.
L’avertisseur de radar renforce cette protection, purement visuelle, par un signal sonore. De plus, il présente l’avantage, incontestable, d’informer en temps réel, le conducteur, de tout dépassement de la vitesse maximale autorisée et le rend ainsi conscient, du fait qu’il ne respecte pas les règles.
Ainsi, les procédés statiques ou dynamiques, qui visent à informer le conducteur, participent nécessairement à la sécurisation des routes.
Leur suppression rendra tous les lieux, accidentogènes, sans distinction.
Certes, il est possible que, sur le plan global, les infractions diminuent, mais, en entrant dans la moyenne, les accidents dans les zones sensibles vont nécessairement augmenter.
En résumé, ces mesures auront peut-être, pour effet, de réduire, à terme, le nombre des infractions au Code de la Route (en raison de l’accroissement, en nombre, des sanctions, surtout au niveau des petits écarts de vitesse), tout en augmentant nécessairement et immédiatement celui des accidents.